Fête de la Pentecôte

Le 20 mai 2018

Dimanche 20 mai – Fête de la Pentecôte

  • 10h30 messe, Basilique supérieure
  • 15h30 vêpres, Basilique inférieure
  • 17h00 messe, Basilique inférieure

Lundi 21 mai – de la Pentecôte

  • 8h, 9h, 11h15 messes, chapelle du Carmel
  • 15h30 messe, Basilique inférieure

 

Le Dimanche 13 mai 1883, jour de la Pentecôte

Un Dimanche de Pentecôte 1883 (pendant la neuvaine de messes), Marie sortit dans le jardin me laissant avec Léonie qui lisait auprès de la fenêtre, au bout de quelques minutes je me mis à appeler presque tout bas : «Mama… Mama…». Léonie étant habituée à m’entendre toujours appeler ainsi, ne fit pas attention à moi. Ceci dura longtemps, alors j’appelai plus fort et enfin Marie revint, je la vis parfaitement entrer, mais je ne pouvais dire que je la reconnaissais et je continuais d’appeler toujours plus fort : «Mama…». Je souffrais beaucoup de cette lutte forcée et inexplicable et Marie en souffrait peut-être encore plus que moi ; après de vains efforts pour me montrer qu’elle était auprès de moi, elle se mit à genoux auprès de mon lit avec Léonie et Céline puis se tournant vers la Sainte Vierge et la priant avec la ferveur d’une Mère qui demande la vie de son enfant, Marie obtint ce qu’elle désirait…

Ne trouvant aucun secours sur la terre, la pauvre petite Thérèse s’était aussi tournée vers sa Mère du Ciel, elle la priait de tout son cœur d’avoir enfin pitié d’elle… Tout à coup la Sainte Vierge me parut belle, si belle que jamais je n’avais rien vu de si beau, son visage respirait une bonté et une tendresse ineffable, mais ce qui me pénétra jusqu’au fond de l’âme ce fut le «ravissant sourire de la sainte Vierge».  Alors toutes mes peines s’évanouirent, deux grosses larmes jaillirent de mes paupières et coulèrent silencieusement sur mes joues, mais c’était des larmes de joie sans mélange… Ah ! pensai-je, la Sainte Vierge m’a souri, que je suis heureuse… (Ms A, 30, 22)

Le jour de la Pentecôte 1887
Thérèse recevait la permission de son papa d’entrer au Carmel.

Thérèse écrit en juin 1897 à l’Abbé Bellière : « Avec vous j’ai remercié Notre Seigneur de la grande grâce qu’Il a daigné vous accorder le jour de la Pentecôte, c’est aussi le jour de cette belle fête (il y a 10 ans) que j’ai obtenu, non de mon directeur, mais de mon père la permission de me faire apôtre au carmel. C’est encore un rapprochement de plus entre nos âmes. »  (LT 247)

 

 


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