Exposition sur le Saint-Suaire pour le temps du Carême

Du 01 févr. 2020 au 19 avril 2020

Exposition « Le Saint  Suaire de Turin – Sainte Thérèse et la Sainte Face  »

Centre Saint Jean-Paul II (sur le site de la Basilique)

Accès libre tous les jours de 9h30 à 17h15

C’est à l’Epiphanie du 6 janvier 1989, à l’occasion de la grande prière pour le Pape et l’Eglise en danger, que la Face du Christ se dessine momentanément sur le Voile de Véronique : elle est aussitôt copiée au fusain et la gravure sera largement diffusée, en particulier à Tours, où une carmélite, sœur Marie de Saint-Pierre, quelques années plus tôt, avait demandé de « réparer les outrances et les blasphèmes qui ont dégradé et défigurent encore la face du Seigneur ».

Léon Papin-Dupont le « Saint-Homme de Tours », expose l’image de la Sainte-Face chez lui avec un grand succès. Pour lui c’est Jésus qui s’offre lui-même en sacrifice comme à la messe.

La famille Martin sera pétrie de cette spiritualité de contemplation de la douleur du Christ souffrant pour le pardon des péchés ; particulièrement après le décès de Zélie et l’emménagement à Lisieux, quand Louis inscrira toute la famille à la confrérie en 1885.

Carmélites, les filles Martin retrouveront la sainte-Face de Tours où l’image y est particulièrement vénérée. Thérèse la peindra sur une chasuble de prêtre en référence à la souffrance et l’offrande de son père malade. Dans une lettre de juillet 1890; elle confiera à Céline cette oraison tirée du chapitre 53 d’Isaïe : « il est sans éclat, sans beauté…Son visage était comme caché et nous ne l’avons pas reconnu… » Et à la fin de sa vie, se référant à ces paroles, elle dira qu’elles « ont fait tout le fond de ma dévotion à la Sainte-Face, ou pour mieux dire le fond de toute ma vie. Moi aussi je désirais être sans éclat, sans beauté, inconnue à toutes créature ». (DE 5/08-9)

Thérèse prie devant la Sainte Face et déjà oriente ses prières vers le cœur de Jésus, pour aimer Jésus en contemplant sa face dans un cœur à cœur brûlant d’amour pour porter cet amour, par l’Église, à tous les hommes, les pauvres, les malades surtout. « Dans le cœur de l’Église ma mère je serai l’Amour… ainsi je serai tout » (MS B, 2v-3v).

« C’est la contemplation du visage de Jésus mort et ressuscité qui recompose notre humanité, même celle qui est fragmentée par les vicissitudes de la vie, ou celle qui est marquée par le péché.» (Saint JPII, Florence 2015)