Deuxième Dimanche de Pâques, Dimanche de la Miséricorde divine

Du 18 avril 2020 au 25 avril 2020

Le 30 avril 2000, en l’année du Jubilé de l’Incarnation où Dieu s’est fait homme en la personne de Jésus, le Pape saint Jean Paul II annonce : « Il est important que nous recevions entièrement le message qui provient de la Parole de Dieu en ce deuxième dimanche de Pâques, qui dorénavant, dans toute l’Église, prendra le nom de Dimanche de la Miséricorde Divine ».

Le Pape saint Jean Paul II vient au cours de cette même eucharistie de canoniser sainte Faustina Kowalska.

Faustine et Thérèse :

Sainte Faustine a une relation très étroite avec sainte Thérèse. Jeune polonaise, née le 25 août 1905, prénommée Hélène, elle ressent très tôt l’appel du Seigneur à devenir religieuse. Ses parents s’y opposent. Pour aider sa famille, elle quitte la campagne et part pour la ville où elle devient servante dans des familles bourgeoises.

À l’âge de 20 ans, l’année de la canonisation de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus de la Sainte Face, elle est enfin accueillie, après avoir essuyé plusieurs refus dans d’autres communautés, dans la Congrégation des sœurs de Notre-Dame de la Miséricorde à Varsovie.

Pendant son noviciat, elle connaît des difficultés. Elle se demande si la voie qu’elle a choisie est bien celle que le Seigneur veut pour elle. C’est alors qu’une nuit, au cœur de cette nuit spirituelle qui la taraude également, sœur Faustina fait un rêve comme un de ces rêves qu’on n’oublie jamais.…

Le « petit journal » de sainte Faustine :

Lisons ensemble ce que sainte Faustina elle-même en rapporte dans son « Petit journal » au numéro 150 :

« Je désire noter un rêve que j’ai eu : j’ai rêvé de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus. J’étais encore novice et j’avais certaines difficultés que je ne pouvais surmonter. Ces difficultés étaient intérieures et des difficultés extérieures s’y mêlaient. Je faisais des neuvaines à divers saints. Mais l’épreuve devenait de plus en plus lourde. Mes souffrances étaient si grandes que je ne savais plus comment vivre et soudain l’idée me vint de prier sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus. J’ai commencé une neuvaine à cette sainte. Avant mon entrée au couvent, j’avais une grande dévotion envers elle. Je l’avais un peu négligée depuis. Mais dans la nécessité où je me trouvais, j’ai recommencé à la prier avec une grande ferveur.

Le cinquième jour de la neuvaine, sainte Thérèse m’apparut en rêve, mais elle me semblait être encore sur la terre. Elle m’avait caché qu’elle était sainte et elle me consolait, disant que je ne devais pas tellement m’attrister de cette affaire, mais être plus confiante envers Dieu. Elle me disait « Moi aussi, j’ai beaucoup souffert ». Je ne croyais pas trop qu’elle avait tant souffert, et je lui dis : « Il me semble que vous ne souffrez pas du tout. » Cependant sainte Thérèse me répondit d’une manière convaincante. Elle ajouta, « Sachez ma sœur que dans trois jours cette affaire arrivera à bonne fin. » Comme je ne voulais pas trop la croire, elle me révéla qu’elle était sainte. A ce moment une grande joie emplit mon âme et je lui dis : « Vous êtes sainte ? » Elle me répondit : « Oui, je suis sainte. Ayez confiance, cette affaire sera réglée en trois jours. » Et je lui dis : « Sainte Thérèse, dites-moi, est ce que j’irai au Ciel ? » Elle répondit : « Oui, vous irez au Ciel, ma sœur. » « Et serais-je sainte ? » – « Oui, vous serez sainte » répondit-elle. – « Mais, Thérèse, serais-je sainte comme vous, sur les autels ? » Et elle répondit : « Oui, vous serez sainte comme moi… Mais vous devez avoir une grande confiance en Jésus. »

Et je lui demandai alors si mon père et ma mère iraient au Ciel, si… (Ici sœur Faustine a interrompu la phrase). Elle me répondit qu’ils iraient au Ciel. – « Et mes frères et mes sœurs iront-ils au Ciel ? » Elle ne me donna pas une réponse sûre, mais elle me dit que je devais beaucoup prier pour eux. Je compris qu’ils avaient besoin de beaucoup de prières.

C’était comme un rêve et, comme dit le proverbe : « Dieu est foi, songe est mensonge. Cependant le troisième jour, je réglai cette difficulté très facilement. Tout s’accomplit exactement comme elle me l’avait dit. C’est un rêve, mais il avait sa signification. »


Le chapelet de la Miséricorde divine :

Sainte Thérèse et sainte Faustina se sont faites les chantres et les apôtres de la Miséricorde divine.

Ensemble, avec sainte Faustina et sainte Thérèse qui l’a confortée dans sa vocation de religieuse, prions le chapelet de la Miséricorde telle que le Seigneur l’a révélé à sainte Faustina.

Comment prier le chapelet de la Divine Miséricorde

Sur les gros grains une fois :

Père Eternel, je T’offre le Corps et le Sang, l’Ame et la Divinité de Ton Fils bien-aimé, notre Seigneur Jésus-Christ, en réparation de nos péchés et de ceux du monde entier.

Sur les petits grains, 10 fois :

Par Sa douloureuse passion, sois miséricordieux pour nous et pour le monde entier.

Pour terminer, 3 fois :

Dieu Saint, Dieu Fort, Dieu Eternel, prends pitié de nous et du monde entier.

 Extraits du « Petit journal » :

« Dis ma fille que je suis l’amour et la miséricorde même »

« Jésus, j’ai confiance en toi »


Evénements relatifs :