Retraites

Du 01 mars 2019 au 30 nov. 2019

RETRAITES 2019

Des temps de ressourcement sont proposés toute l’année pour se rapprocher de sainte Thérèse, la rejoindre dans le cœur de l’Eglise où elle est l’Amour.
Vous aurez l’occasion de prier avec elle, la suivre dans sa « petite voie » de confiance, pour mieux avancer sur nos chemins de foi.

Retraite : « Chanter les miséricordes du Seigneur »

Pour cette 4ème retraite, le Père Patrick Lemoine abordera le thème “Chanter les miséricordes du Seigneur ».
Comme Thérèse, gardez un cœur d’enfant, ayez toujours confiance en ma miséricorde.
Comme Thérèse, cherchez moi dans la foi, puisez en ma Parole : elle est votre lumière.
L’Ermitage offre un cadre propice au silence, à la prière, et aux échanges avec le prédicateur et les pèlerins.

En plus des enseignements vous serez accompagnés sur les pas de Thérèse : visites, partages, célébrations et prière.
Renseignements/Inscriptions : Sanctuaire de Lisieux 02.31.48.55.10

Cette  retraite se déroulera du 8 au 14/09/2019. La suivante aura lieu novembre (retraite pour les prêtres) du 03 au 09/11/2019.

  • du dimanche 8 (19h) au samedi 14 septembre (10h)
    Père Patrick Lemoine, vice-recteur
    Centre spirituel de l’Ermitage Sainte-Thérèse
    Réservation au + 33 (0)2 31 48 55 10
    E-mail : ermitage@therese-de-lisieux.com

Retraite : « Travailler pour sa Gloire : L’aimer et Le faire aimer »
Pour les prêtres

Au Sanctuaire de Lisieux, prenez le temps de vous poser et remettre votre ministère devant le Seigneur avec sainte Thérèse qui nous invite toujours à « vivre d’amour ».
Jésus m’a fait la grâce que je désirais, … Il m’a unie par les liens de l’âme à deux de ses apôtres, qui sont devenus mes frères… (Ms C, 31v).

  • du dimanche 3 (19h) au samedi 9 novembre (10h)
    Père Patrick Lemoine, vice-recteur
    Centre spirituel de l’Ermitage Sainte-Thérèse
  • Réservation au + 33 (0)2 31 48 55 10
    E-mail : ermitage@therese-de-lisieux.com
  • L’Ermitage offre un cadre propice au silence, à la prière, et aux échanges avec le prédicateur et les pèlerins.

En plus des enseignements vous serez accompagnés sur les pas de Thérèse : visites, partages, célébrations et prière.

Le 17 octobre 1895 : Mère Agnès confie à Thérèse les intérêts spirituels d’un séminariste : l’abbé Maurice Bellière. Thérèse rapporte l’événement dans son Manuscrit C :
Depuis bien longtemps j’avais un désir qui me paraissait tout à fait irréalisable, celui d’avoir un frère prêtre, je pensais souvent que si mes petits frères ne s’étaient pas envolés au Ciel j’aurais eu le bonheur de les voir monter à l’autel; mais puisque le bon Dieu les a choisis pour en faire des petits anges je ne pouvais plus espérer de voir mon rêve se réaliser; et voilà que non seulement Jésus m’a fait la grâce que je désirais, mais Il m’a unie par les liens de l’âme à deux de ses apôtres, qui sont devenus mes frères… Je veux, ma Mère bien-aimée, vous raconter en détails comment Jésus combla mon désir et même le dépassa, puisque je ne désirais qu’un frère prêtre qui chaque jour pense à moi au saint autel. Ce fut notre Ste Mère Thérèse qui m’envoya pour bouquet de fête en 1895 mon premier petit frère J’étais au lavage bien occupée de mon travail lorsque mère Agnès de Jésus me prenant à l’écart me lut une lettre qu’elle venait de recevoir. C’était un jeune séminariste inspiré, disait-il, par Ste Thérèse qui venait demander une sœur qui se dévouât spécialement au salut de son âme et l’aidât de ses prières et sacrifices lorsqu’il serait missionnaire afin qu’il puisse sauver beaucoup d’âmes. Il promettait d’avoir toujours un souvenir pour  celle qui deviendrait sa sœur, lorsqu’il pourrait offrir le Saint Sacrifice. Mère Agnès de Jésus me dit qu’elle voulait que ce soit moi qui devînt la sœur de ce futur missionnaire
(Ms C, 31v).

Le 30 mai 1896 :  Thérèse reçoit un second frère spirituel : l’abbé Adolphe Roulland, de la main de Mère Marie de Gonzague. Elle le raconte dans le Manuscrit C :.
Il est temps que je reprenne l’histoire de mes frères qui tiennent maintenant une si grande place dans ma vie. – L’année dernière à la fin du mois de mai, je me souviens qu’un jour vous m’avez fait appeler avant le réfectoire. Le cœur me battait bien fort lorsque j’entrai chez vous, ma Mère chérie; je me demandais ce que vous pouviez avoir à me dire, car c’était la première fois que vous me faisiez demander ainsi. Après m’avoir dit de m’asseoir, voici la proposition que vous m’avez faite : – “Voulez-vous vous charger des intérêts spirituels d’un missionnaire qui doit être ordonné prêtre et partir prochainement” et puis, ma Mère, vous m’avez lu la lettre de ce jeune Père afin que je sache au juste ce qu’il demandait. Mon premier sentiment fut un sentiment de joie qui fit aussitôt place à la crainte. Je vous expliquai, ma Mère bien-aimée, qu’ayant déjà offert mes pauvres mérites pour un futur apôtre, je croyais ne pouvoir le faire encore aux intentions d’un autre et que, d’ailleurs, il y avait beaucoup de sœurs meilleures que moi qui pourraient répondre à son désir. Toutes mes objections furent inutiles, vous m’avez répondu qu’on pouvait avoir plusieurs frères. Alors je vous ai demandé si l’obéissance ne pourrait pas doubler mes mérites. Vous m’avez répondu que oui, en me disant plusieurs choses qui me faisaient voir qu’il me fallait accepter sans scrupule un nouveau frère.
(Ms C, 33).

La relation de Thérèse avec ses deux frères missionnaires

Lorsqu’elle rédige le Manuscrit C, Thérèse confie à Mère Marie de Gonzague :
Sans doute c’est par la prière et le sacrifice qu’on peut aider les missionnaires, mais parfois lorsqu’il plaît à Jésus d’unir deux âmes pour sa gloire, il permet que de temps en temps elles puissent se communiquer leurs pensées et s’exciter à aimer Dieu davantage, mais il faut pour cela une volonté expresse de l’autorité (Ms C, 32).
Plus loin, elle précise :
Je ne me crois pas capable d’instruire des missionnaires, heureusement je ne suis pas encore assez orgueilleuse pour cela ! Je n’aurais pas davantage été capable de donner quelques conseils à mes sœurs, si vous, ma Mère, qui me représentez le bon Dieu, ne m’aviez donné grâce pour cela ».
(Ms C, 35).

Le 13 juillet 1897, sur son lit de souffrance, Thérèse disait : « Je pense à tout le bien que je voudrais faire après ma mort : faire baptiser les petits enfants, aider les prêtres, les missionnaires, toute l’Eglise… » (DE 13.7.17).

Dans sa poésie « Les Sacristines du Carmel », Thérèse demande :

« Nous devons aider les apôtres /

Par nos prières, notre amour /

Leurs champs de combats sont les nôtres /

Pour eux nous luttons

chaque jour » (PN 40).