Edito

 » Je viendrai chanter l’Alleluia… »

C’est la promesse de Pâques que Thérèse offre à sa sœur Léonie, religieuse à la Visitation de Caen, sous le nom de Thérèse-Dosithée lors de son deuxième séjour au Monastère où elle entrera définitivement le 28 janvier 1899, réalisant l’encouragement de sa jeune sœur : « Après ma mort, je ferai rentrer Léonie à la Visitation et elle y restera » (PO).
Toute la vie de sainte Thérèse respire la Résurrection. Sainte Thérèse est habitée du souffle de l’Esprit Saint qui est Vie. Sainte Thérèse nous invite à vivre de la grâce même de notre baptême, présent ou à venir, car il n’est jamais trop tard pour recevoir la vie de Dieu au-dedans de nous, et vivre en Eglise de l’Amour de Dieu même, qui anime la vie des chrétiens, au moyen des sacrements notamment.
Sainte Thérèse vit de l’amour de Jésus et pour l’amour de Jésus. Elle aime Jésus parce qu’Il est vivant. Elle vit l’instant présent en Sa présence. Sa vie devient prière. Sainte Thérèse vit une relation très personnelle avec Jésus qu’elle nomme 1616 fois, à travers toute son œuvre scripturaire.

Tout se réfère à Lui parce que tout vient de Lui comme pur reflet de l’Amour du Père. Aussi dans l’Esprit Saint, Thérèse désire-t-elle suivre Jésus avec confiance et amour, sur le chemin de l’abandon entre les bras de Dieu, lui faisant chanter : « Seul l’Abandon me livre / Entre tes bras, ô Jésus / C’est lui qui me fait vivre / de la vie des Elus » (PN 52).
Dans la lumière de la Résurrection du Seigneur Jésus, la vie de Thérèse devient oblation. Thérèse se donne. Thérèse s’offre par amour et s’abandonne à la volonté du Père puisque « La perfection consiste à faire sa volonté, à être ce qu’il veut que nous soyons… ». « Ainsi en est-il dans le monde des âmes qui est le jardin de Jésus », « L’amour de Notre Seigneur se révèle aussi bien dans l’âme la plus simple
qui ne résiste en rien à sa grâce que dans l’âme la plus sublime » (Ms A, 2v°).
Parce qu’elle aime Jésus, Thérèse est passionnée de la soif des âmes. C’est l’élan missionnaire qui l’habite à cause de l’amour de Jésus qui la fait vivre et qu’elle veut partager au plus grand nombre :
« Je sens surtout que ma mission va commencer, ma mission de faire aimer le bon Dieu comme je l’aime » (DE, 17.7).
Thérèse nous invite sur cette « Petite voie toute nouvelle » qui assurément conduit au Ciel ! Mais le Ciel, c’est déjà ici-bas, vivre de Jésus ressuscité, contempler sa Face et la révéler aux âmes : « Et bientôt, je deviendrais sainte / Vers toi j’attirerai les cœurs » (PN 20,5).
A vous tous les baptisés et à ceux qui le seront,
Bon temps de Pâques,
Père Olivier Ruffray