Thérèse de Lisieux et Dietrich Bonhoeffer

La « voie d’enfance spirituelle » de Thérèse de Lisieux apparaît de plus en plus comme une inépuisable grâce de Dieu faite à notre temps.

Auteur : Sylvain Destrempes

La « voie d’enfance spirituelle » de Thérèse de Lisieux (1873-1897) apparaît de plus en plus comme une inépuisable grâce de Dieu faite à notre temps. Déjà choisie comme patronne des missions, reconnue comme docteur de l’Eglise, Thérèse apparaît aussi comme une grande figure sur la voie de l’œcuménisme.

En se faisant petite devant l’amour de Dieu, elle rejoint le thème réformateur de la justification par la foi et la seule grâce de Dieu.

Cette forte expérience de la foi chrétienne se retrouve ainsi très proche d’une autre grande pensée théologique de notre temps, celle du pasteur luthérien Dietrich Bonhoeffer, exécuté en 1945 par le régime hitlérien, en laissant des lettres de prison d’une étonnante audace spirituelle.

Par la gratuité absolue du salut, tant sous l’aspect de la justification que sous celui de la sanctification, ces deux auteurs offrent une convergence étonnante. Dans les deux cas, la libération du soi passe nécessairement par la conformation à l’existence du Christ qui « n’a pas retenu le rang qui l’égalait à Dieu et s’est dépouillé ». Par sa triple ligne polyphonique de la christologie (kénose), de l’anthropologie théologique (rapports entre grâce et liberté) et de la spiritualité (maturité du croire), ce livre permet une redécouverte de ces grandes œuvres tout en offrant un nouvel appui au dialogue oecuménique.

Les Editions du Cerf - 424 pages - 36.80 €