Monseigneur Flavien Hugonin, l’évêque de Thérèse de Lisieux

Le Père de Saint-Louvent nous offre dans cet ouvrage l’unique biographie de l’évêque qui a permis à Thérèse d’entrer au Carmel.

Auteur : François de Saint Louvent

Né à Thodure (Isère) en 1823, Flavien Hugonin fait ses études au collège de Bourgoin où sa famille s’est établie.

C’est là que l’abbé Dupanloup, supérieur du Séminaire de Saint-Nicolas-du-Chardonnet et futur évêque d’Orléans, rencontre le jeune Flavien. Il lui propose de poursuivre ses études au Séminaire de Saint-Nicolas, Flavien accepte ; il devient le condisciple des futurs cardinaux Lavigerie, Foulon et Lagénieux, ainsi que d’Ernest Renan.

Ordonné prêtre en 1850, il est professeur, puis supérieur de l’Ecole des Hautes Etudes Ecclésiastiques, appelée communément Ecole des Carmes, et doyen des chapelains de Sainte-Geneviève à Paris. Ses vues sur l’ontologisme, dont il est un ardent défenseur, lui valent bien des ennuis lorsqu’il est nommé évêque de Bayeux et Lisieux, en 1867, par Napoléon III. Au Concile de Vatican I, il s’élève contre l’opportunité de la définition du dogme de l’infaillibilité pontificale.

En 1887, il reçoit, à Bayeux, la visite de Thérèse Martin, qui sollicite son admission au Carmel, malgré son jeune âge. Deux mois plus tard, il accorde l’autorisation demandée et, en 1889, préside la prise d’habit de la jeune carmélite. En 1893, il se voit offrir l’archevêché de Lyon qu’il décline : « Un évêque n’aime bien qu’une fois, répond-il, surtout quand c’est l’Evêque de Bayeux ». Sa mort à Caen (1898) suit de quelques mois celle de Sœur Thérèse de l’Enfant-Jésus et de la Sainte-Face. Entre-temps, Monseigneur Hugonin accorde l’imprimatur nécessaire à la première édition de l’Histoire d’une âme.

Parole et Silence - 216 pages - 20 €