Louis et Zélie Martin, « un don » pour les parents, les époux, les veufs et les malades

L’Eglise, en inscrivant les bienheureux Louis et Zélie Martin au Livre des Saints, établit qu’ils soient honorés avec piété et dévotion parmi les Saints dans l’Eglise universelle.

Après avoir prié Thérèse, beaucoup de pèlerins se tournent vers ses saints parents pour présenter au Seigneur ce qu’ils vivent.

Pour vous recueillir devant leurs reliques, la chasse des époux Martin (où leurs corps sont conservés) se trouve à la Basilique Inférieure. LZPh ReliqCrypteR250

Qui sont Louis et Zélie avant leur mariage ?

Louis Martin est né à Bordeaux le 22 août 1823. Membre d’une fratrie de cinq enfants, il grandit au sein de différentes garnisons avant que sa famille ne s’installe définitivement à Alençon. Louis Martin souhaitait consacrer sa vie à Dieu au monastère du Grand-Saint-Bernard, mais son niveau insuffisant de latin l’oblige à abandonner la poursuite de ce projet. Il ouvre en 1850 une horlogerie-bijouterie. Sa foi reste cependant vive. Il prend ainsi part au cercle Vital Romet qui réunit de jeunes adultes chrétiens autour de l’abbé Hurel. Grâce à l’intermédiaire de sa mère, il rencontre Zélie Guérin qu’il épouse quelques mois plus tard, en juillet 1858.

Zélie Guérin est née le 23 décembre 1831 à Gandelain, près de Saint-Denis-sur-Sarthon dans l’Orne où son père était enrôlé dans la gendarmerie. Sa sœur ainée devient religieuse. Elle a un frère de 10 ans son cadet. Elle se sent elle aussi appelée à la vie religieuse et souhaite entrer à l’Hôtel-Dieu d’Alençon où sa famille s’est installée en 1844, mais la mère supérieure le lui refuse. Zélie s’initiera alors au célèbre point d’Alençon et ouvre sa fabrique de dentelle en 1853. Son entreprise, une véritable famille, est prospère lorsqu’elle rencontre Louis Martin.

Le mariage un chemin de sainteté radical

Devenir saint, quel que soit notre état de vie, c’est permettre à Dieu de mener à son accomplissement l’œuvre inaugurée par la création. Le saint est donc celui qui reçoit l’amour de Dieu, se laisse modeler par lui, et le rayonne à travers sa vie.

Les époux Martin, un foyer missionnaire

C’est remplis d’attention et de respect mutuel, dans une communion de valeurs, que les époux vivent leur relation. Et c’est bien du fait de l’existence de valeurs partagées et de désirs spirituels communs que Louis et Zélie Martin vont tout d’abord s’engager comme frère et soeur ; puis ils vont évoluer vers le projet de fonder effectivement une famille.
Le cœur des époux s’est désormais élargi, la fécondité effective a renforcé et purifié l’unité conjugale, et ainsi l’amour familial se vit dans un service bien réel et concret au profit de toute la famille. Pour Zélie, ce fut le travail quotidien dans les tâches ménagères et son artisanat du point d’Alençon. La fabrique de dentelles est un succès, mais aussi une charge colossale pour la jeune femme qui veut aussi élever ses enfants. A partir de 1870, Louis ayant vendu la bijouterie, aide sa femme dans les relations aux clients.

De 1860 à 1873, neuf enfants, dont quatre mourront en bas âge, naîtront au foyer des Martin. La dernière sera sainte Thérèse de Lisieux de l’Enfant-Jésus. Une foi profonde anime leur famille. Une grande affection lie les deux époux comme en témoigne les lettres de Zélie Martin à son mari.

À la mort de Zélie Martin le 28 août 1877 des suites d’une longue maladie, Louis s’installe dans la ville de sa belle-famille à Lisieux. Il s’occupera de poursuivre l’éducation de ses cinq filles. Dix ans plus tard, après l’entrée de Thérèse au carmel, Louis sera interné au Bon-Sauveur de Caen. Lui-même malade, il s’occupera dès qu’il le peut des autres patients qui l’entourent. Il meurt le 29 juillet 1894, à 71 ans.

Louis Martin dans l’une de ses lettres s’exprime ainsi :

« Je tiens à vous dire, mes chères enfants, que je suis pressé de remercier le bon Dieu, car je le sens, notre famille, quoique très humble, a l’honneur d’être au nombre des privilégiés de notre adorable créateur. »

Souvenir de la Première Fête Solennelle des saints Louis et Zélie Martin