Le frère Siméon

1814-1899

Ph02FrSiméonR250Le frère Siméon est frère des Ecoles Chrétiennes.

Au Collège français de Rome, il accueille volontiers ses compatriotes : il reçoit monsieur Martin en septembre 1885 et en novembre 1887 lors de son voyage à Rome avec Thérèse.

Thérèse raconte : « Quelques jours après l’audience du Saint Père, (…) Papa raconta l’histoire de sa Reine au frère Siméon, le véritable vieillard écouta son récit avec beaucoup d’intérêt, en prit même des notes et dit avec émotion : ‘On ne voit pas cela en Italie !’ Je crois que cette entrevue fit très bonne impression à Monsieur Révérony ; dans la suite il ne cessa de me prouver qu’il était enfin convaincu de ma vocation. » (Manuscrit A, 64)

C’est le frère Siméon qui transmet la bénédiction du pape à Thérèse le 31 août 1890 pour sa profession, comme elle s’en souvient dans « Histoire d’une âme » :

« Quelques jours avant celui de ma profession, j’eus le bonheur de recevoir la bénédiction du Souverain Pontife ; je l’avais sollicitée par le bon Frère Siméon pour Papa et pour moi et ce me fut une grand consolation de pouvoir rendre à mon petit Père chéri la grâce qu’il m’avait procurée en me conduisant à Rome. » (Manuscrit A, 76)

Ph01FrSiméonR250Quelques années plus tard, le 27 janvier 1897, elle lui écrira un courrier de reconnaissance pour la bénédiction du Saint Père qu’il a obtenue pour le Carmel à l’occasion des noces d’or de la doyenne de leur communauté : soeur Saint-Stanislas. Elle en profite aussi pour prendre des nouvelles sur sa santé.

« Je suis heureuse de me joindre à ma soeur Geneviève pour vous remercier de la précieuse faveur que vous avez obtenue à notre Carmel (…)
Un sentiment de tristesse s’est mêlé à ma joie en apprenant que votre santé avait été ébranlée, aussi je demande de tout mon cœur à Jésus de prolonger le plus longtemps possible votre vie si précieuse à l’Eglise.(…) J’ose espérer, Très Cher Frère, que je serai du nombre de ces heureuses âmes qui auront part à vos mérites, je crois que ma course ici-bas ne sera pas longue… (…) Vous voyez que jamais vos petites carmélites ne pourront vous écrire sans réclamer quelque faveur et sans faire appel à votre générosité !!!…
Monsieur le Directeur, vous êtes si puissant pour nous sur la terre, vous nous avez obtenu tant de fois déjà la bénédiction de notre Saint Père Léon XIII que je ne puis m’empêcher de penser qu’au Ciel le Bon Dieu vous donnera une puissance bien grande sur son Cœur. Je vous supplie de ne pas m’oublier près de Lui si vous avez le bonheur de Le voir avant moi… »
(Lettre 218)

Sources : Ecrits de Thérèse et archives du Carmel de Lisieux