Le Carmel de Lisieux

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Origine de l’ordre du Carmel

Sur le Mont Carmel, en Terre Sainte, près de l’actuel Haïfa, se trouvent des grottes où vécurent des ermites dans la tradition spirituelle du Prophète Elie.

Au XIIIe siècle, des frères ermites se regroupèrent en tant que « frères de la vierge Marie » sous une règle commune. Le Carmel était né.

Au XVIe siècle en Espagne, Thérèse d’Avila et Jean de la Croix réformèrent profondément le carmel, le simplifiant en l’axant sur la prière contemplative, le travail dans la solitude d’une clôture stricte, la vie fraternelle. Des petits « déserts » priant pour le salut du monde.

Le Carmel de Lisieux

Carmel de LisieuxLe Carmel de Lisieux fut fondé en 1838. Lorsque Thérèse Martin y entra le 9 avril 1888, il s’y trouvait vingt-six sœurs (âge moyen 47 ans).

On y priait 6 h 30 dans le chœur des religieuses (dont 2 h d’oraison), on y travaillant pour gagner sa vie (pauvrement), 2 heures de récréation commune. Les jeûnes y étaient sévères. On se levait à 5h45 même en hiver. On se couchait vers 23 heures.

Un Carmel missionnaire

C’est dans un Carmel authentiquement missionnaire qu’entrait la future « patronne des missions ». Le Carmel de Lisieux avait en effet fondé à Saigon, en 1861, le premier Carmel d’Extrême-Orient.

La semence partie de Lisieux devint féconde, puisque de multiples Carmels germèrent bientôt en Extrême-Orient. De Saïgon sortirent : Hanoï (Tonkin), Pnom-Penh (Cambodge) et, par eux, successivement : Hué (Annam), Bui-Chu (Tonkin), Ilo-Ilo (Philippines), Bang-Kok (Siam), Manille (Philippines), Thanh-Hoa (Tonkin), Yunnan-Pu (Chine) et Singapour (Malacca).

C’est dans cette atmosphère missionnaire que Thérèse a vécu. Si elle n’était pas tombée malade en 1896, elle serait certainement partie pour le Tonkin.

Thérèse Martin est entrée au Carmel de Lisieux qui devait être, pour elle, « le désert où le Bon Dieu voulait qu’elle aille se cacher », elle y venait pour « sauver les âmes et surtout afin de prier pour les prêtres ».

La chapelle du Carmel

En franchissant le seuil de la chapelle du Carmel, le pèlerin se trouve en communion avec Sainte Thérèse, qui y vécut du 9 avril 1888 au 30 septembre 1897. Il peut aussi s’unir à la prière communautaire des carmélites.

La chapelle est celle que connut Thérèse, même si, au fil des années, elle a subi des modifications successives : comme par exemple en 1923, adjonction de la chapelle de la Châsse et de la nef latérale.

tombeau de sainte ThérèseDans la chapelle de la Châsse, le pèlerin peut vénérer les restes de la Sainte : quelques ossements sont insérés dans le gisant représentant Thérèse sur son lit de mort ; la presque totalité des reliques est renfermée dans un coffret placé en dessous de la Châsse. Chaque année, le dernier dimanche de septembre, a lieu l’ostension de ces reliques à travers la ville.

Au-dessus de la Châsse est placée la statue de la Vierge, celle-là même qui, le 13 mai 1883, aux Buissonnets, guérit la petite Thérèse par « son ravissant sourire ».

Depuis les travaux, on accède à la chapelle par un parcours d’intériorité (espace musée) qui permet d’approfondir le message de sainte Thérèse à travers objets, photos, audiovisuels.

Horaires au Carmel de Lisieux