« Dans le Ciel, l’amour qui unit tous les élus est si grand que chacun jouit autant du bonheur des autres que s’il l’avait mérité et en jouissait lui-même. »

La lettre d’information novembre 2014

Parole de sainte Thérèse tirée des « Conseils et Souvenirs » de Céline

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Editorial

Chers amis,

Grâce à vous, peut-être, les cimetières de nos aïeux se sont réjouis, par le souvenir et la prière, de mille et une teintes multicolores conférant à ces lieux de silence et de recueillement, une note automnale des plus consolantes et des plus enthousiasmantes à la pensée du Ciel.

Dans la lettre du 16 novembre 1896 à sa tante Céline Guérin (LT 202), Thérèse évoque le moment où au Ciel, sa tante connaîtra alors tout l’amour et l’affection qu’elle lui porte tandis qu’elle peine à les lui exprimer maintenant : « Un jour lorsque nous serons tous réunis dans le beau Ciel… »

Thérèse, loin de se décourager devant son côté « cigale » compte sur l’aspect « fourmi » de ses sœurs qui ont plus de sagesse qu’elle-même et de richesses dont Thérèse espère bien bénéficier. Elle écrit à sa tante : « Ainsi je jouirai à cause de vos vertus des biens éternels. »

Thérèse est pleine d’espérance. Elle ne craint pas sa petitesse, sa « misère ». Pour gagner le Ciel, elle s’appuie avec audace, sur les vertus et la prière de ceux qui l’entourent. Elle compte en même temps sur la générosité des saints du Ciel qui auront entendu sa prière et ne sauront rien lui refuser comme grâces reçues de la part de Jésus.

C’est encore dans cette lettre qu’elle parle ainsi de ses parents, les bienheureux Louis et Zélie Martin : « Ah ! vraiment je suis née sous une heureuse étoile et mon cœur se fond de reconnaissance envers le Bon Dieu qui m’a donné des parents comme on n’en trouve plus sur la terre. »

Que sainte Thérèse et les Bienheureux Louis et Zélie, ses parents, intercèdent en notre faveur.

Père Olivier Ruffray, recteur du Sanctuaire de Lisieux

Synode sur la famille : les Martin au cœur de l’Eglise

(par Sœur Monique-Marie, responsable du voyage des reliques au Sanctuaire de Lisieux)

Les Reliquaires de Thérèse et de ses parents devant la Confession de Pierre
Les Reliquaires de Thérèse et de ses parents devant la Confession de Pierre

Le Cardinal Baldisseri, secrétaire du Synode des évêques sur la famille, a présidé les Fêtes des époux Martin à Alençon et à Lisieux, en juillet dernier. Il a demandé que leur reliquaire et celui de leur fille Thérèse soient présents à Rome du 4 au 19 octobre, dans le temps du Synode, pour bénéficier tout spécialement de leur intercession.

Lors de la veillée de prière à la veille de l’ouverture du Synode, plusieurs couples ont pris la parole pour témoigner de leur vie, de leur engagement dans le sacrement de mariage mais aussi des difficultés, parfois très lourdes, qu’ils ont dû traverser avec leurs familles.

Leur parole a rejoint vraissemblablement beaucoup de personnes vivant une même situation.

Dès l’arrivée dans la Basilique Saint Pierre, les deux reliquaires des Martin ont été déposés juste devant le tombeau de l’Apôtre, symbole particulièrement fort. Pour la Messe d’ouverture du Synode, ils faisaient face à la statue de Pierre. Le Saint Père a pu se recueillir devant eux et procéder au rite de l’encensement.

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Le reliquaire des italiens Luigi et Maria Beltrame Quattrocchi (premier couple a être béatifié ensemble en 2001) était présent lui aussi.

Après la cérémonie, départ pour la Basilique Sainte Marie Majeure, choisie par le Vatican comme lieu d’intercession très particulier pour les intentions du Synode, où les trois reliquaires sont restés jusqu’au 19 octobre dans la chapelle « Marie salut du peuple romain », chère au Pape François.

Lors de l’audience du mercredi 8 octobre, le Père Olivier Ruffray, Recteur, a pu remettre un cadeau au Saint Père : un album de 32 photos de Thérèse avec des citations choisies en espagnol et en français. En découvrant le portrait de cette Sainte qu’il affectionne particulièrement, le Pape François a regardé attentivement et a dit, en français : « J’aime beaucoup ! »

Retraite des Pères carmes pour l’Avent

croixcarmelr100 32cc1Pour leur 7e retraite en ligne, les frères carmes vous proposent de vivre l’Avent 2014 avec le Père Jacques : « Devenir lumière dans la nuit avec le Père Jacques de Jésus ».

Ce Carme (1900-1945), rendu célèbre par le film de Louis Malle « Au revoir les enfants » a rayonné la lumière du Christ dans la nuit des camps de concentration.

Sa forte personnalité, son sens de l’éducation chrétienne, son témoignage de vie ont marqué tant de gens et son procès de béatification est en cours. Son message vibre d’actualité : « Je crois que nous vivons un temps où il est très indiqué de veiller. »

Chaque vendredi vous recevrez un email avec un document de 4 pages (méditation sur l’Evangile du dimanche et textes du P. Jacques ; phrases et images pour prier chaque jour de la semaine) et un résumé audio de 3-4 minutes.

Pour les personnes très « connectées », la phrase de méditation imagée sera diffusée chaque matin sur la page Facebook et sur le compte Twitter « Carmes de Paris ».

La retraite commence le mercredi 26 novembre par l’envoi d’une introduction.

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Infos et inscriptions : www.carmes-paris.org/inscription-avent2014

Exposition de crèches du monde - Invité : l’Italie

Pour la neuvième exposition de crèches du Monde, le Sanctuaire de Lisieux est très heureux de présenter ce Noël encore environ 250 crèches, certaines déjà vues, mais aussi beaucoup de nouveautés !

L’invité d’honneur est l’Italie, « berceau » de la crèche, si on peut se permettre de le dire ainsi, puisque c’est le pays où les premières représentations imagées de ce grand mystère de l’Incarnation ont vu le jour. Et l’on connaît l’histoire de la crèche vivante voulue par le Poverello d’Assise en 1223, auquel depuis on attribue souvent « l’invention » de la crèche.

Les crèches italiennes sont aussi variées que les paysages et les gens du pays : des montagnes du nord à la baie de Naples ou les criques siciliennes, les mentalités, l’histoire et les matières premières sont tellement variées que cela se ressent dans l’art des crèches.

Au nord, elles sont en bois, dans un style qui rappelle celui du sud de l’Allemagne ou de l’Autriche voisines. En Sicile, c’est la céramique qui domine. Et à Naples, c’est la crèche « reine », si foisonnante et colorée, pour laquelle, pendant des siècles, les artistes et leurs mécènes ont rivalisé de savoir faire et de richesse pour obtenir la plus belle. Avec leurs étoffes et métaux précieux, exubérantes d’exotisme - le cortège des rois Mages est un prétexte rêvé !- elles offrent également des scènes d’un naturalisme parfois violent illustrant la société napolitaine dans toute sa diversité, du plus riche au plus pauvre.

C’est encore une fois un beau voyage que nous vous proposons à travers cette exposition, sans jamais perdre de vue que le but de ce voyage est d’abord la contemplation du grand Amour que Dieu a pour le monde au point de s’abaisser à naître dans une mangeoire…

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  • Centre Saint Jean-Paul II, Basilique
  • du 6 décembre 2014 au 2 février 2015
  • tous les jours, 9h30-17h (sauf 25 décembre et 1er janvier)
  • visite guidée : le dimanche 15h30

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Présentation du programme du Sanctuaire pour 2015

Venez découvrir l’ensemble des activités pour l’année qui vient !

Zoom sur….In mémoriam Monseigneur Guy Gaucher (3/3)

Nous poursuivons la présentation de Monseigneur Guy Gaucher qui aura marqué l’histoire thérésienne et les personnes qui ont eu la chance de le rencontrer.

Que d’événements survenus un 19 octobre !

  • Le doctorat de la petite Thérèse en 1997
  • La béatification de Louis et Zélie Martin en 2008
  • La béatification de Paul VI en 2014
  • et… l’ordination épiscopale de Monseigneur Gaucher à Meaux, en 1986.
    Belle « coïncidence » pour celui qui avait été chargé de reprendre le dossier du Doctorat !

Le personnel au service du Sanctuaire de Lisieux est unanime pour lui rendre ce témoignage : loin d’être un évêque intimidant, il savait se mettre à la portée et à l’écoute de tous. Son enthousiasme contagieux lui permettait de partager ce qui le faisait vivre. Il était très fidèle en amitié.

Son attrait pour le piano était irrésistible : en voyait-il un, il se mettait immédiatement à jouer du jazz ou du Trenet, sans partition. Le propriétaire d’un restaurant a un jour proposé de faire carrière dans le piano-bar à ce client dont il ignorait l’identité ! Et lui de répondre que cela ne lui aurait pas déplu ! Il était également féru de cinéma (avec un faible pour Clint Eastwood), de musique classique, de littérature.

Guy Gaucher avec ses parents : « 73 ans de mariage à Venasque (4/4/2001). Ces trois personnes totalisent 261 ans. »
Guy Gaucher avec ses parents : « 73 ans de mariage à Venasque (4/4/2001). Ces trois personnes totalisent 261 ans. »

« Le Père Guy », comme beaucoup l’appelaient, était profondément attaché à la Provence. En témoignent ces quelques lignes dédiées à ses parents : Marthe – originaire de Marseille - et Marcel - de Grasse. Avec eux, même au téléphone, il reprenait très naturellement ce merveilleux accent aux couleurs du soleil !

« Comme l’oiseau migrateur qui retrouve son pays, l’être méditerranéen, - l’homo mediterraneus - aspire à ses racines. […] Pourquoi ce frémissement de tout l’être à l’orée de la Provence ? […]

Sans doute parce que dès quinze mois et jusqu’à neuf ans, j’ai passé plusieurs séjours par an dont un mois l’été dans ce pays.

Et sûrement aussi, parce que six ans de guerre nous ont cloué à Marseille avec Maman, dans la famille maternelle, avec les amis de l’école et du catéchisme, mon père étant prisonnier en Allemagne. Cela laisse des traces indélébiles chez un garçon atteignant l’adolescence avec ses fortes impressions et ses rêves. Gilbert Bécaud l’a si bien chanté : « Quand t’es petit dans le Midi, t’es pas petit comme ailleurs. » […]

Les Gauchers
Les Gauchers

Et Monseigneur Gaucher d’évoquer « la lumière » (qui lui rappelait celle de Terre Sainte), « les pins verts », « le crissement des cigales gavées de chaleur », « les calanques », les odeurs et saveurs locales, sans oublier le concert nocturne « des milliers de grillons ». Impossible de tout citer.

« Je ne suis ni Giono, ni Pagnol, ni André Suarès… Mais, Provence, je t’aime. Il fallait bien que je te le dise, enfin. »

Guy Gaucher août 1998 (revu en 2010)