L’orpheline de la Bérésina - Thérèse de Lisieux

Cet ouvrage prend en compte le contexte socio-historique, culturel et théologique de cette fin du XIXe, puis s’approche de l’expérience mystique de Thérèse, au travers de l’élaboration psychanalytique.

Auteur : Jacques Maître

Le nombre des livres consacrés à Thérèse de Lisieux est considérable, et l’on peut se demander ce qui reste à dire.

Le travail de Jacques Maître se montre cependant particulièrement novateur, comme l’indique son sous-titre : Essai de psychanalyse socio-historique. il s’agit en effet d’entendre, à travers les textes légués par Thérèse (autobiographie, correspondance, poésies, propos recueillis par son entourage), l’écho de la problématique inconsciente qui s’est nouée au cours de sa petite enfance.

Elle-même retrace quatre épisodes décisifs dans l’élaboration ultérieure de ses fixations originelles ; la cinquième étape est celle des dernières semaines avant sa mort. Thérèse a perdu sa mère à quatre ans. Le titre, L’Orpheline de la Bérésina, énigmatique à première vue, renvoie au pseudonyme qu’elle employait pour signer ses lettres à son père s’identifiant ainsi à l’héroïne de ce roman qui retrouvera sa mère alors qu’elle la croyait noyée dans la Bérésina.

Né en 1925 à Paris, Jacques Maître a mené des études de philosophie à la Sorbonne, puis est entré au CNRS dès 1952 en tant que sociologue. Le CNRS l’a mis à la disposition de l’INSERM, où il appartient à l’unité 158, « Savoirs et pratiques dans le champ médical : histoire, sociologie, psychanalyse »(université Paris-V) ; ces trois disciplines constituent précisément son domaine d’activités comme directeur de recherches. il a déjà publié trois ouvrages de psychanalyse socio-historique sur des cas de personnes réputées « mystiques » autour de 1900.

Les éditions du Cerf - 389 pages - 35.30 €