L’abbé Hurel

Par Guy Fournier

L’abbé Frédéric Hurel (1795 – 1872), né à l’Aigle, fut ordonné prêtre en 1820.

PhAbbéHurelR200Presque tout son ministère s’est passé à Alençon, puisqu’il fut le curé de la paroisse de Monsort de 1827 à1849, puis le curé-doyen de Saint Léonard de 1849 à sa mort.

Il tint une grande place dans la vie de Louis Martin dont il fut le confesseur. Une profonde amitié liait les deux hommes. L’abbé Hurel avait connu Louis pendant son enfance puisqu’il était curé de ce quartier d’Alençon où résidait (rue des Tisons puis rue du Mans) la famille Martin dont il était un proche.

C’est lui qui célébra le mariage de Louis avec Zélie Guérin le 13 juillet 1858 à minuit dans l’église Notre-Dame par délégation de l’abbé Jamot, archiprêtre du lieu. Cette église deviendra celle de la nouvelle paroisse des Martin après leur déménagement rue Saint-Blaise, en 1871, dans la maison où naîtra Thérèse.

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Cette amitié entre l’abbé Hurel et Louis s’était aussi fortifiée au fil des années au sein du groupe familièrement appelé « cercle Vital Romet ». Il se réunissait autour de l’abbé Hurel qui en était, comme nous dirions aujourd’hui, l’accompagnateur.

Ils étaient alors une douzaine d’amis à se retrouver régulièrement autour du prêtre pour se détendre, réfléchir, prier et s’engager. Certains d’entre eux trouveront là le terreau de leur engagement au service des plus pauvres, dans le cadre en particulier de la conférence Saint Vincent de Paul, et un lieu d’échange autour de ce qui était le catholicisme social émergeant.