Fête de la Miséricorde

Dimanche de la Miséricorde 8 avril 2018

Ce deuxième dimanche de Pâques 2018, le 8 avril, nous vous invitons à vous joindre par la présence ou l’intention, à la célébration de la Miséricorde divine, en la Basilique Sainte-Thérèse de Lisieux. L’eucharistie du matin nous convoquera à la source même de la Miséricorde tandis que l’après-midi, le cloître de la Miséricorde nous fera découvrir l’expérience que sainte Thérèse fait de la Miséricorde divine avant que nous ne nous retrouvions pour l’adoration de Celui qui « n’est qu’amour et miséricorde » comme l’exprime sainte Thérèse, ainsi que pour la méditation du chapelet de la Miséricorde dont la prière fut confiée par Jésus à sainte Faustine.

  • 10h30 Messe, Basilique Supérieure
  • 15h Chapelet de la Miséricorde, Basilique

Thérèse et la Miséricorde

Thérèse écrit en 1895 dans la lumière de l’Amour miséricordieux qui l’habite que la confession est une fête, sans doute signifie-t-elle par là que c’est la fête de la miséricorde.
Elle a compris la joie de Dieu lorsqu’Il pardonne à celui qui se confie à Lui. C’est ce qu’elle écrira à l’abbé Bellière, en 1897, en évoquant Marie-Madeleine : « Lorsque je vois Madeleine s’avancer devant les nombreux convives, arroser de ses larmes les pieds de son Maître adoré, qu’elle touche pour la première fois ; je sens que son cœur a compris les abîmes d’amour et de miséricorde du Cœur de Jésus, et que toute pécheresse qu’elle est ce Cœur d’amour est non seulement disposé à lui pardonner, mais encore à lui prodiguer les bienfaits de son intimité divine, à l’élever jusqu’aux plus hauts sommets de la contemplation…

Médaillon dans la chapelle des Confessions, crypte
Médaillon dans la chapelle des Confessions, crypte

Depuis qu’il m’a été donné de comprendre aussi l’amour du Cœur de Jésus, je vous avoue qu’il a chassé de mon cœur toute crainte. Le souvenir de mes fautes m’humilie, me porte à ne jamais m’appuyer sur ma force qui n’est que faiblesse, mais plus encore ce souvenir me parle de miséricorde et d’amour. Comment, lorsqu’on jette ses fautes avec une confiance toute filiale dans le brasier dévorant de l’Amour, comment ne seraient-elles pas consumées sans retour ? » (LT 247)

Elle avait conscience d’être audacieuse lorsqu’elle disait à ses novices : « Nous autres nous ne sommes pas des saintes qui pleurons nos péchés ; nous nous réjouissons de ce qu’ils servent à glorifier la miséricorde du bon Dieu. » (Cf. Souvenirs de sœur Marie de la Trinité)
Dans les derniers jours de sa vie terrestre, à l’infirmerie du Carmel de Lisieux, elle confiera à Mère Agnès : « On pourrait croire que c’est parce que je n’ai pas péché que j’ai une confiance si grande dans le Bon Dieu. Dites bien, ma Mère, que si j’avais commis tous les crimes possibles, j’aurais toujours la même confiance, je sens que toute cette multitude d’offenses serait comme une goutte d’eau jetée dans un brasier ardent. » (CJ 11/7)

Père Patrick Lemoine