Ce que Thérèse de Lisieux doit à Jean de la Croix

Leur communion spirituelle a été manifeste, non seulement sur le plan des grandes orientations de la vie spirituelle, mais aussi jusque dans des points plus particuliers de la personnalité de l’un et de l’autre.

Au long de cette recherche sur « Ce que Thérèse de Lisieux doit à Jean de la Croix » dans son cheminement vers la perfection de l’Amour, on est frappé, de prime abord, par l’accord profond de pensée et de vie, qui ressort entre Jean et Thérèse.

Leur communion spirituelle a été manifeste, non seulement sur le plan des grandes orientations de la vie spirituelle, mais aussi jusque dans des points plus particuliers de la personnalité de l’un et de l’autre.

Il semble que les différences d’ordre historique et culturel, pourtant notables, entre le XVIe siècle espagnol de Jean de Yepès et le XIXe siècle de Thérèse Martin n’ont aucune incidence réelle dans leur identification personnelle à leur idéal de vie évangélique et contemplative du Carmel réformé par Thérèse d’Avila.

Cet accord spirituel entre Jean et Thérèse ressemble plus à une parenté de père à fille ou même de frère à sœur qu’à une relation de maître à disciple. En plus de quelques affinités naturelles, on retrouve chez eux l’un des traits les plus caractéristiques de la spiritualité carmélitaine, à savoir l’intuition de l’Absolu de Dieu relativisant « le monde et ses richesses ».

Ainsi du « Todo-Nada » de Jean de la Croix, du « Tout est néant » de Thérèse d’Avila et du « néant et de la vanité des choses passagères » de Thérèse. Il n’est donc pas étonnant que très tôt, sans même encore le connaître, elle ait adopté la devise de Jean de la Croix : « Souffrir et être méprisé », qu’elle gardera en le prenant ensuite pour guide ! Lorsque à la fin de sa vie, Thérèse a déclaré qu’« il est le saint de l’Amour par excellence », elle révélait qu’elle s’était « reconnue en lui ». Elle indiquait ainsi l’essentiel de ce qu’il a été pour elle.

Les éditions du Cerf - 215 pages - 26.30 €