Au jardin des Buissonnets…

Thérèse a vécu entourée d’animaux : son cher Tom, bien sûr, l’épagneul fidèle qui faisait la joie de la petite fille des Buissonnets et qui franchit un jour la clôture du Carmel pour sauter dans les bras de sa maîtresse devenue novice, mais aussi des lapins, des poules, des vers à soie, un agneau, une pie…

Pour la deuxième année consécutive, ces animaux ont pris leurs quartiers d’été au détour des plates-bandes du jardin des Buissonnets. On pourra les trouver tour à tour jolis, drôles, kitsch même… ou les trois à la fois, peu importe ! Ils permettent de découvrir des anecdotes méconnues de la vie de Thérèse.

Chaque animal est accompagné d’un panneau où figure un texte de Thérèse ou d’un membre de sa famille. Placés à hauteur d’enfant, ces textes, parfois purement anecdotiques, sont aussi souvent l’occasion de découvrir un message dont toute famille pourra faire son profit !

A découvrir absolument !

P.S. : comme il est désormais d’usage, nous tenons à préciser qu’aucun animal n’est ou ne sera maltraité pendant la saison : ils sont en plâtre !

"Comme les petits oiseaux apprennent à chanter en écoutant leurs parents, de même les enfants apprennent la science des vertus, le chant sublime de l’Amour Divin, auprès des âmes chargées de les former à la vie.

Je me souviens que parmi mes oiseaux, j’avais un serin qui chantait à ravir, j’avais aussi un petit linot auquel je prodiguais des soins « maternels », l’ayant adopté avant qu’il ait pu jouir du bonheur de sa liberté. Ce pauvre petit prisonnier n’avait pas de parents pour lui apprendre à chanter, mais entendant du matin au soir son compagnon le serin faire de joyeuses roulades, il voulut l’imiter… Cette entreprise était difficile pour un linot, aussi sa douce voix eut-elle bien de la peine à s’accorder avec la voix vibrante de son maître en musique. C’était charmant de voir les efforts du pauvre petit, mais ils furent enfin couronnés de succès, car son chant tout en conservant une bien plus grande douceur fut absolument le même que celui du serin.

O ma Mère chérie ! c’est vous qui m’avez appris à chanter… c’est votre voix qui m’a charmée dès l’enfance, et maintenant j’ai la consolation d’entendre dire que je vous ressemble !!! Je sais combien j’en suis encore loin, mais j’espère malgré ma faiblesse redire éternellement le même cantique que vous !…" Thérèse, Manuscrit A 53r°

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