Archives du Carmel de lisieux

Fruit de dizaines d’années de collaboration des carmélites avec des thérésiens et des chercheurs de plusieurs pays, ce site présente fidèlement les textes, documents, images et objets qu’ils ont jugés importants pour étudier sainte Thérèse. Grâce à leurs suggestions et leur collaboration directe, ce site internet permet d’approfondir l’œuvre de Thérèse et la genèse de sa pensée. Car sainte Thérèse, comme vous allez le découvrir, a eu le génie d’utiliser ces textes, images et objets de son temps et de les transformer en vivant avec eux, s’en nourrissant au point de créer une œuvre écrite valable pour toutes les époques et tous les temps. D’où sa nomination comme Docteur de l’Église.

Ce site d’archives thérésiennes, très simple d’accès, comprend 4 volets :

  • ses œuvres
  • en famille
  • au carmel
  • après 1897

La première section : les œuvres.

La première section est consacrée aux œuvres de Thérèse. D’abord ses œuvres écrites : ses textes avec tous leurs fac-simile, c’est-à-dire avec la reproduction des pages écrites à la main par Thérèse. On peut donc lire ses Manuscrits, ses poèmes et ses prières, ses pièces de théâtre, ses lettres, et consulter ses devoirs d’écolière. Moins connues sont les œuvres d’art de Thérèse : les images qu’elle a conçues et décorées, les objets qu’elle a mis en peinture, ses dessins et esquisses, petits tableaux ou ornements liturgiques, missel enluminé, etc. Toutes sont visibles avec une description de l’œuvre.

La seconde section : En famille.

Elle présente des centaines de photos de personnes et de lieux, mais aussi les quelque 1200 lettres échangées par la famille, les proches et les amis, en texte cherchable. Ces lettres sont aussi consultables soit par auteur, par destinataire ou par date. On trouve aussi des repères pour les évènements marquants de la vie familiale, et le contenu de la bibliothèque des Martin-Guérin, dont plusieurs livres sont en ligne. Enfin, les œuvres d’art des filles Martin (fusains et tableaux) et une généalogie des Martin/Guérin.

La troisième section : Au carmel.

D’abord le monastère. Ici, on commence avec un récit ancien de la fondation du monastère en 1838, puis on raconte la construction progressive de tous les bâtiments. Ensuite, on peut faire le tour des pièces avec un plan des lieux cherchable et cliquable, avec des photos des pièces d’alors, et tous les objets conservés qui s’y trouvaient. Ensuite on présente la communauté, avec l’histoire de chaque carmélite, contemporaine de Thérèse l’ayant accompagné dans sa petite voie. On y trouve aussi les textes religieux formateurs de l’époque, qui décrivaient le style de vie carmélitaine pour une jeune qui entrait alors. Enfin, les travaux de la communauté par secteur, sans oublier le livre de comptes, le contenu de la bibliothèque communautaire, et le texte cherchable de toutes les circulaires et livres lus au réfectoire du vivant de Thérèse, dont elle s’est largement inspirée.

Dans ces deuxième et troisième sections, on trouve en diaporama toutes les images reçues par Thérèse en famille ou au carmel, avec photo de l’image et numérisation du texte qui l’accompagne. Ceci permet de lire souvent pour la 1re fois des textes aimés et médités par Thérèse, qu’elle reprend tels quels dans ses œuvres.

La 4e section : Après 1897.

La diffusion des textes de Thérèse, d’abord avec l’Histoire d’une âme (la fabrication du texte initial, sa réception par les premiers lecteurs, les différentes éditions & traductions), puis avec les colossales éditions critiques. Ensuite, la diffusion des représentations de Thérèse (réalisées par Céline et d’autres), et un diaporama de centaines de copies et plagiats qui ont suivi. Une présentation des Pluies de roses, incluant la 1re guerre. Une bonne étude sur les deux Procès, tous les témoignages, le Doctorat et son histoire, sans oublier la correspondance échangée entre les proches de Thérèse après sa mort.

Enfin, un petit outil bien pratique : le bottin. Près de 200 personnes y sont sommairement présentées, le clou de ce bottin étant de voir enfin leurs visages ! Une mine pour tous les familiers de Thérèse.

C’est Marie de la Trinité, la novice préférée de Thérèse, qui fut ici la première des archivistes, la première de toutes ces carmélites travaillant à conserver les papiers de Thérèse, ses objets, ses images, des témoignages, etc. Un siècle plus tard, comme elle doit être heureuse de voir que ses placards s’entrouvrent pour que tous les amis de Thérèse puissent y avoir accès. En présentant tous ces trésors, nous passons de la conservation à la conversation.

http://www.archives-carmel-lisieux.fr/